Santé29/09/20263 min de lecture

Fièvre de West Nile : restez attentif jusqu'en novembre

De nouveaux cas équins ont été signalés fin septembre. Voici comment reconnaître les signes, protéger votre cheval des moustiques et réagir en cas de doute.

Fièvre de West Nile : restez attentif jusqu'en novembre

L'automne arrive, mais les moustiques n'ont pas encore dit leur dernier mot. Le 25 septembre, le réseau de surveillance sanitaire équine (RESPE) a publié de nouvelles alertes de fièvre de West Nile chez des chevaux dans le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Var, les Pyrénées-Orientales et la Loire-Atlantique. Pas de panique : avec quelques gestes simples, vous pouvez largement réduire les risques pour votre cheval.

Une saison particulièrement active

Cette année, le virus a beaucoup circulé en France. Au 21 août, le RESPE comptait déjà 93 cas équins confirmés, dont 53 en Occitanie et 33 en région PACA, soit davantage que les bilans des deux années précédentes. L'IFCE signale aussi des cas en Nouvelle-Aquitaine, en Corse, en Vendée, dans l'Oise et en Île-de-France.

La période à risque s'étend de mai à novembre. Les alertes de fin septembre rappellent donc que la vigilance reste utile encore quelques semaines.

Comment votre cheval peut-il être infecté ?

Le virus est transmis par des moustiques qui se sont eux-mêmes infectés sur des oiseaux. Bonne nouvelle : votre cheval ne peut pas transmettre la maladie à ses compagnons de pré, ni à vous. Il constitue ce qu'on appelle un « cul-de-sac épidémiologique ».

Les signes à surveiller

La plupart des chevaux infectés (environ 80 %) ne montrent aucun signe. Environ 20 % présentent de la fièvre, et une petite part (de 1 à 10 % des infections) développe une forme neurologique.

Soyez attentif si votre cheval présente :

  • une fièvre inexpliquée ;
  • un abattement marqué ou un changement de comportement (désorientation, excitabilité inhabituelle) ;
  • des tremblements musculaires ;
  • une démarche anormale ou un manque de coordination ;
  • une faiblesse, en particulier de l'arrière-main.

Parfois, la fièvre est le seul indice. Prendre régulièrement la température de votre cheval pendant la saison à risque est donc une excellente habitude.

Protéger votre cheval des moustiques

Quelques gestes du quotidien font une vraie différence :

  • supprimez les eaux stagnantes autour de l'écurie et couvrez les réserves d'eau ;
  • entretenez la végétation et dégagez les abords ;
  • évitez de laisser votre cheval au pré aux heures où les moustiques sont les plus actifs, à l'aube et au crépuscule : l'IFCE conseille de le rentrer avant la tombée de la nuit et de le sortir après le lever du soleil ;
  • utilisez des répulsifs adaptés et, si besoin, une couverture anti-mouches à maille fine ;
  • pensez aux pièges à moustiques au CO2 dans l'écurie.

Et la vaccination ?

Un vaccin existe. Pour un cheval jamais vacciné, le protocole comprend deux injections à 3 à 5 semaines d'intervalle, puis un rappel chaque année. L'immunité s'installe environ 15 jours après la seconde injection. L'idéal est donc de vacciner au printemps, avant le début de la saison des moustiques. C'est le bon moment pour en parler avec votre vétérinaire et anticiper l'année prochaine.

Que faire en cas de doute ?

Si vous observez l'un de ces signes, appelez votre vétérinaire sans attendre. La fièvre de West Nile doit être déclarée : votre vétérinaire se chargera du signalement aux services vétérinaires de votre département (DDPP) et au RESPE, ce qui aide à suivre la circulation du virus et à protéger l'ensemble des équidés.

En restant attentif quelques semaines encore, vous offrez à votre cheval une fin de saison sereine. Et dès les premiers frimas, les moustiques laisseront place à d'autres préoccupations !

Sources

A

Augosol

29/09/2026

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